Dissertation de culture générale SOG

Dissertation de culture générale SOG

Présentation générale de l’épreuve

  • Durée : 3 heures

  • Coefficient : 7

  • Note éliminatoire : 6/20 (mais dans les faits, avoir moins de 10/20, c’est souvent synonyme d’échec à l’admissibilité)

Conseil logistique : L’épreuve a lieu dans de grands halls bruyants ou il y a plusieurs centaines de candidats. N’oubliez pas de ramener des boules Quies pour éviter d’être distrait.

1. La méthodologie pour réussir sa dissertation

Une dissertation réussie ne dépend pas du niveau d’inspiration du candidat, mais de la méthode suivie. Ce n’est pas un exercice de style, mais un travail de réflexion structuré, où chaque étape est essentielle. On va voir dans les grandes lignes, comment structurer votre travail de dissertation le jour de l’épreuve.

1. Analyser le sujet

Dès que vous découvrez le sujet, ne foncez pas tête baissée sur le brouillon. Prenez 5 à 10 minutes pour lire attentivement l’intitulé, repérer les mots-clés, les notions importantes, et surtout, ce que l’on attend vraiment de vous.Posez-vous ces questions :

  • De quoi parle vraiment le sujet ?
  • Quelles sont les limites du sujet (qu’est-ce qui entre ou non dans le périmètre) ?
  • Quelles problématiques profondes cela soulève-t-il ?

C’est ici que tout se joue : une mauvaise interprétation du sujet vous mènera directement au hors-sujet, ce qui est très sévèrement pénalisé.

2. Élaborer un plan structuré 🧱

Une fois le sujet bien compris, il est temps de construire un plan clair et logique. Ce plan sera votre feuille de route tout au long de la rédaction.

Classique mais efficace : l’introduction, le développement (en 2 ou 3 parties), la conclusion. Chaque partie du développement doit répondre à une sous-question liée à la problématique, et l’enchaînement des idées doit suivre une progression logique (ex. : constat → causes → conséquences / pour → contre → solution / etc.).

Ce plan doit être entièrement pensé au brouillon avant de passer à la rédaction. Une dissertation sans plan solide, c’est comme un bâtiment sans fondations.

Prenez le temps qu’il faut au brouillon pour bien structurer votre réflexion. Mieux vaut passer 30 bonnes minutes à poser un plan clair avec des idées bien structurées que de se rendre compte, au milieu de la rédaction, que vous auriez dû faire autrement.

3. Rédiger l’introduction ✏️

L’introduction est la partie la plus lue et la plus scrutée par le correcteur. Elle donne le ton de la correction et a un impact énorme sur la note donnée à la copie. Soyez clair, propre et rigoureux. Elle doit contenir :

  • Une accroche : une phrase d’introduction pertinente pour entrer dans le sujet (évitez les citations clichés ou apprises par cœur).

  • La définition des termes : vous devez expliquer les mots-clés pour montrer que vous maîtrisez le cadre du sujet.

  • La problématique : c’est la question centrale à laquelle vous allez répondre. Elle doit être claire, ni trop vague, ni trop simpliste.

  • L’annonce du plan : indiquez au lecteur où vous souhaitez l’emmener.

Évitez les phrases longues ou trop complexes. L’introduction doit être fluide, percutante et bien structurée.

4. Développer les arguments 💡

C’est ici que vous allez montrer la cohérence et la solidité de votre raisonnement. Chaque partie de votre développement correspond à une grande idée, un axe de réponse à la problématique. Voici comment les structurer :

  • Commencez par une phrase qui annonce clairement votre idée principale.

  • Ensuite, développez avec des arguments secondaires qui soutiennent cette idée.

  • Enfin, illustrez avec des exemples concrets : actualité, histoire, faits de société, ou même contexte gendarmerie si pertinent (mais sans transformer cela en exposé).

Chaque paragraphe doit répondre à une idée précise. N’empilez pas les idées sans transition : utilisez des connecteurs logiques pour guider la lecture.

Le but ici n’est pas d’étaler votre culture, mais de démontrer votre capacité à construire une réflexion argumentée.

mieux vaut un plan en 2 parties solides et bien maîtrisées qu’un plan en 3 parties confus et mal construit. La clarté et la cohérence priment toujours sur la complexité.

5. Conclure efficacement 🧾

Une bonne conclusion ne consiste pas à répéter bêtement ce que vous avez déjà dit. Elle doit :

  • Faire le bilan des grandes idées développées

  • Répondre clairement à la problématique posée dans l’introduction

  • Éventuellement ouvrir sur une réflexion plus large, si vous en avez le temps

Faites simple et propre. La conclusion est aussi ce que l’on lit en dernier : elle laisse une impression durable. Mieux vaut une conclusion courte mais claire qu’une tentative d’envolée ratée.

2. Gérer efficacement son temps

L’une des principales erreurs que font les candidats lors de l’épreuve de dissertation, c’est de mal gérer leur temps. Soit ils passent trop de temps sur le brouillon et bâclent la rédaction, soit ils se lancent trop tôt dans l’écriture et finissent sans avoir eu le temps de conclure. Pourtant, avec une bonne stratégie, 3 heures sont suffisantes pour produire une copie solide.

Voici un exemple de répartition du temps qui te permettra d’avoir une copie structurée et efficace.

Temps approximatif Tâche
1h à 1h15 Réflexion au brouillon : analyse du sujet + élaboration du plan
30 min Rédaction de l’introduction (brouillon + propre)
45 min à 1h Rédaction des parties
30 min Conclusion + relecture (orthographe, grammaire)

1. Réflexion et plan au brouillon (1h à 1h15) 🧠

C’est l’étape la plus importante : le travail de réflexion est la fondation sur laquelle vous allez construire votre dissertation, mais c’est aussi l’étape la plus souvent négligée. Vous devez ici :

  • Lire et analyser le sujet en profondeur

  • Identifier les mots-clés

  • Définir la problématique

  • Élaborer un plan en 2 ou 3 grandes parties

  • Trouver des exemples pour appuyer vos idées

Ne considérez pas cette phase comme du “temps perdu” : elle détermine la qualité de votre copie. Un plan clair dès le départ vous évitera de vous embrouiller pendant la rédaction.

2. Rédaction de l’introduction (30 min) ✍️

Prenez le temps d’écrire une introduction soignée, logique et impactante. Vous pouvez commencer par rédiger une version brouillon, puis la recopier proprement. C’est une bonne stratégie, car l’introduction est la partie la plus sensible aux fautes ou aux formulations maladroites.


Une introduction bien rédigée pose un cadre solide à votre dissertation et donne immédiatement au correcteur l’impression que vous savez où vous allez. Elle a un poids énorme sur la note qui sera attribuée à votre copie.

Très souvent, si l’introduction est claire et solide, le développement sera simplement survolé par le correcteur, qui ne s’y attardera pas vraiment.

3. Rédaction du développement (45 min à 1h) 🏗️

C’est ici que vous allez dérouler votre raisonnement. Vous disposez d’environ 25 minutes par grande partie, ce qui est suffisant pour :

  • Poser votre idée principale

  • La développer avec 3 sous-arguments

  • Donner des exemples concret pour chacun de ces sous arguments

Ne cherchez pas à en dire trop. Il vaut mieux traiter peu d’idées, mais en profondeur, plutôt que de survoler un grand nombre de points sans réelle analyse. Et surtout, gardez un œil sur l’heure pour ne pas vous retrouver à courir après le temps à la fin.

Gardez en tête que les parties du développement sont souvent survolées par les correcteurs, surtout si l’introduction est bonne. Inutile de viser la perfection dans le développement. Concentrez-vous sur l’efficacité : une structure claire, des idées bien formulées et des exemples pertinents suffisent largement à faire la différence.

4. Conclusion et relecture (30 min)

Les 20 dernières minutes doivent être consacrées à la rédaction de la conclusion, qui doit :

  • Synthétiser ton raisonnement

  • Répondre clairement à la problématique

  • (Facultatif) Ouvrir sur une perspective plus large

Puis 10 minutes pour relire toute ta copie :

  • Vérifier l’orthographe, la syntaxe, les accords

  • Corriger les phrases trop longues ou confuses

Les correcteurs ne liront pas chaque mot, mais ils verront les fautes en un clin d’œil. Une bonne relecture peut te sauver plusieurs points.

3. Ce que la gendarmerie cherche à évaluer avec cette épreuve

L’épreuve de dissertation n’est pas là pour tester votre capacité à réciter des connaissances encyclopédiques. Elle vise à évaluer des compétences fondamentales pour un futur sous-officier, et c’est justement ce qui en fait une épreuve aussi redoutée et révélatrice. On va voir ce que les correcteurs cherchent réellement à mesurer à travers votre copie.

Vos capacités rédactionnelles ✍️

La maîtrise de l’expression écrite est un outil essentiel dans le métier de gendarme. Rédiger un procès-verbal, une main courante ou un compte rendu opérationnel exige une clarté irréprochable. À travers la dissertation, les correcteurs observent votre capacité à écrire dans un français correct, structuré, sans fautes graves de grammaire ni tournures bancales.

Il ne s’agit pas d’avoir un style littéraire, mais d’être compréhensible, rigoureux et précis. Une copie remplie de fautes ou de phrases floues est éliminatoire, car dans la réalité du terrain, une mauvaise formulation peut entraîner des conséquences juridiques.

Votre aptitude à structurer votre pensée 🧠

Une bonne dissertation suit une logique interne fluide : introduction, développement, conclusion, avec des parties bien équilibrées et des idées qui s’enchaînent sans incohérences. Ce que le jury cherche ici, c’est votre capacité à raisonner de façon ordonnée pour construire une démonstration progressive.

Un sous-officier prend des décisions, donne des ordres, explique des situations – et pour tout cela, il doit être capable de structurer sa réflexion et de la retranscrire clairement. Si votre copie saute du coq à l’âne ou présente un raisonnement flou, elle sera pénalisée, même si les idées de fond sont intéressantes.

Votre capacité à prendre des décisions 🧭

Ce point est souvent sous-estimé. Dans une dissertation, vous devez faire des choix. Le sujet ne vous laisse que trois heures, ce qui signifie que vous ne pouvez pas tout dire. Il faut trier les informations, hiérarchiser les idées, choisir ce qui est pertinent et ce qui ne l’est pas.

Ce tri est une compétence clé pour un gendarme : sur le terrain, vous êtes constamment amené à prendre des décisions rapides et justes, à évaluer les priorités. En sélectionnant certains arguments plutôt que d’autres, vous montrez que vous êtes capable de prendre position avec méthode, sans vous perdre dans le superflu.

Votre capacité à construire un raisonnement logique 🏗️

Une dissertation, ce n’est pas juste un empilement d’idées. C’est un enchaînement logique qui part d’un constat, soulève une problématique, et mène à une conclusion argumentée. Le correcteur juge votre faculté à développer un raisonnement construit, à vous appuyer sur des faits ou des exemples concrets pour illustrer vos propos, et à arriver à une conclusion cohérente avec votre développement.

Cette compétence est directement transposable à l’analyse de situations complexes sur le terrain, où il faut souvent examiner des faits, en tirer une analyse, et proposer une réponse adaptée.

Conclusion

Réussir l’épreuve de dissertation du concours SOG ne dépend pas de votre niveau d’études ni de la quantité d’éléments de culture générale que vous maîtrisez sur le sujet, mais bien de votre méthode et de votre rigueur. C’est une épreuve où le sérieux paie, et où un bon plan et une copie claire peuvent faire toute la différence. Entraînez-vous, structurez-vous, et entrez dans la salle d’examen avec confiance.

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